Motion contre la L.P.R. et les réformes du C.N.U.

votée à l’unanimité par les membres de RADAC (Recherches sur les Arts Dramatiques Anglophones Contemporains) réunis en assemblée générale le 20 novembre 2020.

Texte rédigé à partir des communiqués de presse émis par le collectif des sociétés savantes académiques de France.

La recherche scientifique française publique souffre depuis plusieurs décennies d’un déficit d’investissement et de reconnaissance qui détourne les jeunes des carrières universitaires et conduit à un recul scientifique de la France sur la scène internationale. Or, pour répondre aux crises climatiques, sanitaires ou de la biodiversité, pour se saisir des défis du numérique ou de l’intelligence artificielle, pour garantir l’indépendance nationale dans les technologies associées, et pour maintenir la place des humanités au cœur d’une réflexion collective sur les enjeux sociétaux, notre pays doit rester à la pointe des recherches scientifiques. Il doit aussi s’assurer que ces recherches sont accessibles aux citoyennes et aux citoyens et prises en compte par les responsables politiques. La pandémie Covid-19 illustre à la fois l’importance des sciences en temps de crise, les dérives de certaines pratiques et la nécessité de construire une relation de confiance entre les citoyens-citoyennes et les scientifiques.

Le texte de la L.P.R. était à la fois très attendu et redouté par la communauté des chercheurs et chercheuses, tant la défiance s’est installée ces dernières décennies entre le monde de la recherche et les gouvernements successifs. Malgré un investissement de 26 milliards d’euros sur 10 ans, qui peut paraître important mais ne suffira pas à atteindre l’objectif du sommet de Lisbonne de 1% du PIB dédié à la recherche publique, et certaines mesures globalement saluées, le texte a été critiqué par de nombreux acteurs du secteur pour son manque d’ambition budgétaire et politique et pour le flou de la loi et de l’étude d’impact sur de nombreux points.

En outre, les amendements 147, 150 et 234, déposés à la dernière minute, modifient profondément les procédures de recrutement des enseignants-enseignantes-chercheurs et restreignent les libertés académiques et scientifiques.

Le monde académique a par de nombreuses fois exprimé son attachement à la qualification nationale délivrée par le Conseil National des Universités. Celle-ci ne peut être remise en question par un amendement adopté sans aucune concertation. Des propositions ont été émises par différents organismes (dont 40 sociétés savantes) qui concernent plusieurs thèmes : trajectoire budgétaire, emploi scientifique, organisation de la recherche, relations sciences et société.

Les libertés académiques sont garantes d’une capacité d’analyse de notre monde indépendante de toute pression économique, politique, religieuse ou autre. Elles ne peuvent donc être soumises à une vision idéologique et ne doivent pas faire l’objet de décisions prises sous le coup de l’émotion née d’une actualité dramatique.

Nous maintenons notre opposition ferme malgré l’adoption de la loi en séance parlementaire.

Nous appelons le Conseil Constitutionnel à abroger ces amendements.

Coup de Théâtre 34

Issue number 34 of our journal Coup de Théâtre (Verse Drama on the Anglophone Stage in the 20th-21st Centuries) is now available!

Coup de Théâtre n°33 and Special Issue – 2019

Le numéro 33 de la revue Coup de Théâtre (Traductions et adaptations des classiques sur la scène anglophone contemporaine), et le Hors Série né de la conference Crossing Borders: Anglophone Theatre in Europe sont disponibles!

First RADAC Master’s Prize

RADAC is pleased to award its first “Master’s Award” to Saraé Le Bris Durest for her work entitled “La Vocifère, Traduction augmentée et commentée de The Striker by Caryl Churchill”. The master’s thesis was defended at the Faculty of Letters of the Sorbonne University under the direction of Florence Naugrette (Comparative Literature) & Elisabeth Angel-Perez (English Studies).

Abstract

The initial goal of this thesis was to produce a translation of The Skriker, a 1994 play by British playwright Caryl Churchill. Conceiving of the translation process as a hermeneutic tool, this research proceeds to build a literary and stylistic analysis of the play. What does the playwright mean? What does the play mean that the playwright did not fully consciously intend for it to mean? How does meaning carry over in translation? What are the specific modes of translation when it comes to translating drama?

The Skriker is dominated by rhythm. As the eponymous character deliquesces into apparently whimsical logorrhoea, she (or it) lets the audience hear of decay through strings of words missing more and more syllables into oblivion, of fear and anger through staccato outbursts of roaring consonants, of raging despair through heart-wrenching accelerandos, of childhood and monsters through strange names and rags of nursery rhymes peeking up from the subconscious abyss like bubbles in a boiling cauldron. In contrast, the other two main characters, women in their late teens, speak a modern, natural, conversational language that struggles to keep up with the effects of magic on reality.

All this had to be translated. The politics and the poetry, the magic and the rationality, it all had to be somehow carried over into a French version that would produce some of the same feelings unto a French audience. The very attempt led to reflections on the nature of theatrical writing, on the role of the subconscious in the author’s process as well as the translator’s. By dealing with language, this research went after something outside language in Caryl Churchill’s process. The prism of translation serves to parse the light spectrum of The Skriker, aiming at an analysis of its aesthetics and dramaturgy.

The jury appreciated the originality of the subject of this Master’s thesis, as well as the ambition of this work and the fact that this ambition was kept till the end, given the particularly rich and complex nature of the original work. The jury also appreciated the creativity of the approach, the testing of orality with a professional actress, the structuring of the work (a first part dedicated to a contextualisation, followed by the full translation of the play, a third interpretative part offering a commentary on the translation) … and the very welcome glossary of folk creatures evoked in the play!

An abstract of the thesis will be published in issue number 34 of the magazine Coup de Théâtre in the fall of 2020.

RADAC, through its jury composed of Marianne Drugeon (Montpellier) and Agathe Torti-Alcayaga (Paris 13), congratulates Saraé Le Bris Durest and welcomes her as a member of the association.

The next Master’s prize will begin in September 2020, and we already invite M1 and M2 students who will have defended their theses on contemporary English-language theatre between 1 September 2019 and 31 August 2020 to participate.

Celebrate the first 40 years of RADAC by looking at the video and by downloading the dossier at  the link below!

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