RADAC, présentation et histoire

L’idée de créer en France une association interuniversitaire de chercheurs sur le théâtre anglophone contemporain naquit en 1976, puis se précisa au congrès de la SAES à Tours en 1977. Claude Coulon (Paris 4), Raymond Prost (Dijon) et Nicole Vigouroux-Frey (Tours, puis Rennes 2) en furent les initiateurs. La décision de placer le groupe dans un cadre juridique fut prise en juin 1977, lors d’une réunion à Paris chez Hélène Catsiapis (École Centrale – Lille). Michelle Bouin (Dijon), Monique Prunet (Paris 4), Raymond Gardette (Paris 4), Bernard Rongier (Lyon 2), Françoise Vreck (Lille 3), étaient présents. Nicole Boireau (Paul Verlaine – Metz), André Bouisset (Toulouse 2), Claudie Combres (Toulouse 2), Patrick Vittet (Fondation Thiers), étaient représentés. Les grandes orientations furent définies, un bureau fut constitué et l’association (loi de 1901) enregistrée à la Préfecture le 1er février 1978, recevant son existence légale au Journal Officiel du 2 mars de la même année. Ce premier bureau comprenait Claude Coulon (président), Raymond Prost (secrétaire), Michelle Bouin (trésorière). En 1984, Hélène Catsiapis succéda à Raymond Prost au secrétariat et Nicole Boireau remplaça Michelle Bouin à la trésorerie en 1989. Le bureau composé de Claude Coulon (président fondateur), d’Hélène Catsiapis et de Nicole Boireau, resta en fonction jusqu’en juin 2007.

Il convient de rappeler qu’en 1978 la recherche universitaire se conduisait de manière isolée. Hormis le CNRS et l’atelier théâtre de la SAES, aucune structure existante n’était propre à fédérer une recherche sur le théâtre moderne et contemporain anglophone, domaine qui, sous l’explosion des révolutions théâtrales du second XXe siècle, attirait un nombre croissant de chercheurs. Conscient des nécessités d’une recherche collective, le noyau fondateur de RADAC eut la riche idée d’un regroupement qui se révéla aussi original que fructueux.

La seconde étape, et non la moindre, après la création de l’association, fut la mise en œuvre d’une publication, consacrée aux communications des colloques et des ateliers « théâtre », ainsi qu’aux articles des chercheurs. En 1979, Nicole Vigouroux-Frey lança Les Cahiers du RADAC, auxquels succéda en 1981, la revue Coup de Theatre, dirigée par Nicole Vigouroux-Frey, diffusée par Hélène Catsiapis, qui dirigea aussi nombre de numéros. À partir de 2007, le nouveau président Jean-Pierre Simard se chargea à lui seul de la coordination et de la totalité de l’élaboration technique de la revue, qui, en 2011, en est à son 25e numéro.

En juin 2007, un nouveau bureau fut élu, constitué de Jean-Pierre Simard (Jean Monnet – St Etienne), président, Danièle Berton (Blaise Pascal – Clermont-Ferrand), secrétaire, Virginie Roche-Tiengo (Paris13 – Villetaneuse), trésorière. Avec l’entrée en fonction, à partir du 1er juin 2011, du nouveau bureau élargi, élu à l’AG de Lyon en mars 2011, une troisième époque se dessine. Susan Blattès (Stendhal – Grenoble 3) en est la présidente, assistée de la vice-présidente Christine Kiehl (Lyon 2), du secrétaire Jean-Marc Peiffer (Nancy 2), de la secrétaire-adjointe Agathe Torti Alcayaga (Paris13), de la trésorière Anne Etienne (Cork), de la trésorière-adjointe Anna Demoux (Clermont2), et d’un représentant des doctorants, responsable du site web, Samuel Cuisinier-Delorme (Clermont2). L’élargissement de ce dernier bureau, le troisième dans l’historique de l’association, s’explique par la progression exponentielle du nombre d’adhérents et des responsabilités liées aux activités, au nouveau site web et à la gestion de la revue.

Appelés à co-présider l’atelier « théâtre » de la SAES, les présidents successifs ont toujours encouragé les membres de l’association à présenter des communications, mais aussi à organiser des colloques dans leur université. Une floraison de journées d’étude, de rencontres théâtrales, de visites d’auteurs dramatiques et de critiques célèbres a donné à RADAC, dès sa fondation, son aura nationale, voire internationale. Des partenariats ponctuels ont été conclus au fil des années entre RADAC et des universités françaises. Ils ont permis de financer les Actes des colloques organisés sur la presque totalité de l’hexagone : Tours (Nicole Vigouroux-Frey), Rennes (Nicole Vigouroux-Frey), Lille (Hélène Catsiapis), Toulouse (Claudie Combres), Metz (Nicole Boireau, Jean-Pierre Simard), Grenoble (Susan Blattès, Jean-Pierre Simard), St Etienne (Danièle Berton, Jean-Pierre Simard), Villetaneuse (Agathe Torti Alcayaga, Virginie Roche-Tiengo), Lyon (Brigitte Gauthier, Christine Kiehl), Paris (Elisabeth Angel-Perez, Georges Bas, Claude Coulon, Hélène Catsiapis), Nancy (Jean-Marc Peiffer, John Bak). Des auteurs distingués nous honorèrent de leur présence : Trevor Griffiths (Metz), Edward Bond (Paris et Toulouse), Howard Barker (Lille, Paris), Julia Pascal (Paris, Metz, Villetaneuse), John Arden et Margaretta D’Arcy (Metz, Rennes), Sarah Daniels (Metz), Jean-Marie Besset (Metz), Arnold Wesker (Metz), John McGrath et Elizabeth Mac Lennan (St Etienne, Metz), Martin Crimp (Paris). Des critiques célèbres ont participé aux colloques, parmi eux : John Elsom (Metz), Aleks Sierz (Rennes, Grenoble 3, Paris 4), Michael Coveney (Paris, Studio de la Comédie-Française).

Les rencontres avec les metteurs en scène et les acteurs dans les théâtres français (Théâtre National de Chaillot, Théâtre National de la Colline, CDN-Thionville, Théâtre National de Toulouse, Comédie de St Etienne, Amandiers à Nanterre, Théâtre National de la Bastille associé au Cargo CDN Grenoble, Studio de la Comédie-Française, Théâtre de Versailles, Théâtre du Nord à Lille)), à l’occasion de mises en scène de pièces anglophones traduites, ont toujours fait partie des activités originales de RADAC. Nul champ d’étude n’a été ignoré : théâtre anglais, américain, irlandais, australien, canadien. Le corps, le spectacle, le texte, la musique, la danse, la traduction, ont été explorés de manière transversale avec le soin qu’ils méritent, dans un pluralisme méthodologique toujours respecté.

RADAC reste à ce jour la seule association française de recherche sur le théâtre anglophone contemporain. Depuis 1978, elle s’est enrichie de nombreux chercheurs français et étrangers. Elle a aussi suscité des vocations internationales. En 1986, le colloque RADAC-Metz où assistait Trevor Griffiths, attira trois collègues d’outre-Rhin (Albert-Reiner Glaap, Düsseldorf, Wolfgang Lippke, Siegen, Heiner Zimmermann, Heidelberg) qui, non seulement devinrent de fidèles membres de RADAC, mais encore créèrent, dès octobre 1987, une société sœur très active, « Contemporary Drama in English » (CDE). Dans l’exposé introductif de leur colloque annuel, nos amis allemands ne manquent jamais de rappeler l’origine de leur association et les bonnes relations qu’ils entretiennent avec RADAC.

Ces décennies d’une histoire peu commune, dans l’unité, l’amitié indéfectible et l’amour de la recherche sur le théâtre, nous ont marqués durablement. Nous les devons à notre président fondateur, Claude Coulon (1940-2010), figure tutélaire chaleureuse, esprit brillant, d’une immense culture, ami toujours regretté, jamais oublié. RADAC est un capital qui nous sert autant que nous le servons. Sachons le faire fructifier, pour le bien de tous.

Bureau

Susan Blattès

Présidente

Professeur des Universités
Université Grenoble Alpes

Claire Hélie

Vice-Présidente - Chargée de la valorisation de la recherche

Maîtresse de Conférences
Université de Lille

Solange Ayache

Trésorière

Maîtresse de Conférences
ESPE Paris / Sorbonne Université

Cyrielle Garson

Secrétaire

Docteure, ATER, Université d’Avignon

Xavier Lemoine

Responsable de la revue Coup de Théâtre

Maître de Conférences
Université Paris Est Marne-la-Vallée

Emeline Jouve

Chargée de communication

Maître de Conférences
IUT Champollion / Université de Toulouse Jean-Jaurès

Anna Street

Chargée des relations à l’internationale

Maître de Conférences
Le Mans Université

Giuseppe Sofo

Webmestre

Lecturer
Université d’Avignon et des Pays du Vaucluse

Partenaires

capture-decran-2016-10-22-a-22-42-41RADAC est affilié à la SAES (Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur)

http://saes.org

et à ESSE (European Society for the Study of English)