Prix de Master RADAC

Chères et chers membres RADAC,

RADAC lance son deuxième prix de Master auquel peuvent candidater tou.tes les étudiant.es de Master 1 et Master 2 ayant rédigé un mémoire sur le théâtre anglophone contemporain et soutenu entre le 31 août 2018 et le 1 octobre 2020, qu’iels soient ou non membres de RADAC au moment du dépôt de candidature.

Le. La Lauréat.e sera exempté.e des frais d’adhésion à RADAC pour 2020 et recevra l’exemplaire de Coup de Théâtre n°35 dans lequel paraîtra un résumé de son mémoire (de préférence en anglais) de 3000 mots (réception de l’article en avril pour une publication à l’automne 2021). Le résultat du prix sera annoncé sur la liste de diffusion de RADAC et de la SAES, sur le site et la page Facebook de RADAC.

Modalités de candidature :

–        13 novembre 2020 : date limite d’envoi des déclarations de candidature à Claire Hélie (claire.helie@univ-lille.fr). La déclaration contiendra : Nom, Prénom, Université d’affiliation, Centre de Recherches, Directeur.trice de recherches, adresse mail, note obtenue, titre et résumé de 300 mots (en anglais)

–        20 novembre 2020 : date limite d’envoi du mémoire en format .pdf anonymisé si la candidature est validée

–        février 2021 : annonce du / de la lauréat.e du prix

Premier prix de Master RADAC

Le RADAC est heureux de décerner son premier « Prix du Master » à Saraé Le Bris Durest pour son travail intitulé « La Vocifère, Traduction augmentée et commentée de The Striker de Caryl Churchill ». Le mémoire a été soutenu à la Faculté des Lettres de Sorbonne Université sous la direction de Florence Naugrette (Littératures comparées) & Elisabeth Angel-Perez (Etudes anglophones).
Résumé
The initial goal of this thesis was to produce a translation of The Skriker, a 1994 play by British playwright Caryl Churchill. Conceiving of the translation process as a hermeneutic tool, this research proceeds to build a literary and stylistic analysis of the play. What does the playwright mean? What does the play mean that the playwright did not fully consciously intend for it to mean? How does meaning carry over in translation? What are the specific modes of translation when it comes to translating drama?
The Skriker is dominated by rhythm. As the eponymous character deliquesces into apparently whimsical logorrhoea, she (or it) lets the audience hear of decay through strings of words missing more and more syllables into oblivion, of fear and anger through staccato outbursts of roaring consonants, of raging despair through heart-wrenching accelerandos, of childhood and monsters through strange names and rags of nursery rhymes peeking up from the subconscious abyss like bubbles in a boiling cauldron. In contrast, the other two main characters, women in their late teens, speak a modern, natural, conversational language that struggles to keep up with the effects of magic on reality.
All this had to be translated. The politics and the poetry, the magic and the rationality, it all had to be somehow carried over into a French version that would produce some of the same feelings unto a French audience. The very attempt led to reflections on the nature of theatrical writing, on the role of the subconscious in the author’s process as well as the translator’s. By dealing with language, this research went after something outside language in Caryl Churchill’s process. The prism of translation serves to parse the light spectrum of The Skriker, aiming at an analysis of its aesthetics and dramaturgy.
Le jury a apprécié l’originalité du sujet pour un mémoire de Master, ainsi que l’ambition de ce travail et le fait que cette ambition soit tenue jusqu’au bout, étant donné la nature particulièrement riche et complexe de l’œuvre de départ. Il a apprécié la créativité de la démarche, la mise à l’épreuve de l’oralité avec une comédienne professionnelle, la structuration de l’ensemble (une première partie contextuelle suivie de la traduction intégrale de la pièce, une troisième partie interprétative proposant un commentaire de la traduction) … et le très bienvenu glossaire des créatures folkloriques évoquées dans la pièce !
Un résumé du mémoire paraîtra dans le numéro 34 de la revue Coup de Théâtre à l’automne 2020.
Le RADAC, à travers son jury composé de Marianne Drugeon (Université de Montpellier) et Agathe Torti-Alcayaga (Université de Paris 13), félicite Saraé Le Bris Durest et lui souhaite la bienvenue dans l’association.